Les manuscrits liturgiques, cycle thématique 2003-2004
http://aedilis.irht.cnrs.fr/liturgie/01.htm
Cycle thématique de l’IRHT 2003-2004
Les manuscrits liturgiques.
Présentation du cycle thématique
Début du canon de la messe
Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 103, f. 120v-121
Organisation
- Olivier Legendre
IRHT, section de paléographie latine - Jean-Baptiste Lebigue
IRHT, section des sources iconographiques
Objectifs et organisation du cycle
C’est un constat préoccupant qui a donné naissance à ce cycle : les manuscrits liturgiques, s’ils sont parmi les plus nombreux dans les bibliothèques, sont pour les non-liturgistes, c’est-à-dire pour l’immense majorité des chercheurs, d’un abord extrêmement difficile. À l’exception notable des manuscrits latins décrits par le chanoine Victor Leroquais, les manuscrits liturgiques sont traités par les catalogues généraux des bibliothèques de façon en général allusive, souvent erronée. Les intitulés portés sur les manuscrits eux-mêmes ne pouvant être adoptés sans un sérieux examen critique, l’examen d’un livre liturgique, quand bien même il ne s’agirait que de déterminer sa nature exacte, représente pour un profane une épreuve redoutable.
Or les besoins d’un catalogue ou d’une étude (codicologique, iconographique, etc.) ne se limitent pas à établir la nature du manuscrit. Découvrir une lacune matérielle dans le manuscrit ou des indices permettant d’affiner une datation demande de saisir la structure interne de l’ouvrage, de comprendre au premier coup d’œil les rubriques allusives et sévèrement abrégées et d’en relever les incohérences, de repérer les solutions inusitées adoptées par un copiste ou les adaptations ultérieures d’un manuscrit à un autre usage. Dire qu’une telle démarche n’est pas d’emblée à la portée d’un non-initié – fût-il latiniste, paléographe et codicologue – est un doux euphémisme.
Pour remédier à ce problème sans renoncer au besoin légitime d’aller au-delà des notions élémentaires et d’entendre des spécialistes de liturgie parler de leurs recherches, il fallait permettre aux assistants du cycle thématique de s’initier à la connaissance des manuscrits liturgiques médiévaux, mais sans contraindre les liturgistes confirmés à se livrer à d’interminables introductions explicatives qui auraient occupé l’essentiel de leurs interventions. Pour ce faire, ce cycle a adopté deux angles d’attaque complémentaires : des ateliers d’initiation et des séances thématiques plusspécialisées.
Ateliers
Compte tenu des connaissances préalables que requiert l’étude de tels manuscrits, certaines séances ont été précédées d’ateliers élémentaires, spécifiquement orientés vers les manuscrits latins de la seconde partie du Moyen Âge, c’est-à-dire les plus répandus. Ces ateliers ont abordé successivement, et dans un souci résolument pragmatique et didactique, quelques types de manuscrits et quelques notions indispensables pour aborder les manuscrits de la pratique liturgique :
- La typologie des manuscrits de la messe
- Le bréviaire
- Les livres d’heures
- Le temps liturgique
Élément nouveau dans l’organisation du cycle, ces ateliers se sont révélés extrêmement précieux pour familiariser leurs participants avec les manuscrits. Constituant un outil apprentissage à part entière et d’une grande valeur, ils feront l’objet dans les mois à venir d’une publication en ligne spéciale, distincte de celle des contributions du cycle proprement dit.
Séances thématiques
Le cadre traditionnel du cycle – des interventions brèves et spécialisées, données par des liturgistes venus d’horizons divers – a permis d’envisager les manuscrits liturgiques dans toute leur diversité linguistique, typologique et culturelle. Plusieurs interventions ont ainsi été consacrées aux manuscrits liturgiques hébraïques, qui constituent, il est vrai, un monde étranger à la liturgie chrétienne, sauf qu’ils puisent parfois à des sources scripturaires communes. Dans le domaine chrétien les ensembles linguistiques les plus variés (manuscrits latins, grecs, arabes, coptes ou arméniens), et les rites qui les caractérisent ont été traités suivant une perspective typologique et thématique (manuscrits de la messe, de l’office, manuscrits musicaux, etc.). Ces séances, examinant les manuscrits de façon approfondie, ont permis à la fois de connaître les recherches les plus récentes accomplies, par exemple, sur les livres d’heures ou les lectionnaires, et d’évoquer des interpénétrations nombreuses et parfois assez cocasses entre des domaines linguistiques ou des rites liturgiques distincts, quoique proches géographiquement.
>> Liste des séances et des interventions
Publication des actes du cycle
Selon la formule en usage pour les actes des précédents cycles thématiques, les résumés des diverses communications sont regroupés sous les titres des séances. Plusieurs de ces communications, dont les références sont indiquées à la suite du résumé, seront ou ont déjà été publiées dans diverses revues ou volumes. Mais plus d’une dizaine de communications (douze exactement, sur vingt-cinq au total, soit près de la moitié) sont ici publiées in extenso. Aussi ne peut-on conclure cette présentation sans rendre un hommage appuyé au travail fourni par les auteurs pour préparer cette édition : si la publication en ligne ne le cède en rien à l’édition traditionnelle, c’est que ses exigences ne sont pas moindres ; et ce qui est vrai de la forme l’est bien plus encore du fond, car si le travail effectué pour publier en ligne ces contributions a été important, leur qualité scientifique et pédagogique le méritait amplement. Les actes de ce cycle thématique ne briguent rien de moins : démontrer, une fois de plus, que pour divulguer des travaux scientifiques, le codé n’a rien à envier au codex.
Pour citer la publication en ligne :
O. Legendre et J.-B. Lebigue, dir., Les manuscrits liturgiques, cycle thématique 2003-2004 de l’IRHT, Paris, IRHT, 2005 (Ædilis, Actes, 9) [En ligne] http://aedilis.irht.cnrs.fr/liturgie
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